Les rendez-vous de Kalmunity

Et si maintenant on vous parlait un peu de Kalmunity?

On s’imagine presque entendre d’ici l’irrésistible « yeeeeessss !! » réjoui de Monk.E, s’il nous lit. Ce supra-groupe montréalais (environ 80 membres à l’heure actuelle), à géométrie variable et géothermie maximale depuis une douzaine d’années, est le bain dans lequel il s’immerge le plus souvent possible.

 

Personne ne saurait l’évoquer mieux que lui… mais bon, il ne peut pas tout faire, non plus !

Il y a quelque chose d’infiniment précieux avec Monk.E : une journée passée en sa compagnie ouvre une multitude de pistes à l’interlocuteur simplement curieux. Indissociable à jamais de l’aventure K6A, il n’en demeure pas moins imprégné d’une formule magique qui lui colle à la fibre : 100% IMPRO…

Exactement celle du collectif, qui dispense son savoir-faire musical en deux déclinaisons hebdomadaires : le Kalmunity Vibe Collective, appellation non usurpée si l’on en juge par les telluriques vagues de bonheur parcourant le public ;

 

 

et Kalmunity Jazz Project, d’ambiance plus feutrée mais tout autant fusionnelle, où excelle ci-dessous l’une des chanteuses attitrées Malika Tirolien (album solo sorti voici quelques jours)

 

Une telle communion authentique ne se réalise pas si souvent. L’exemple vécu le plus approchant qui nous vienne à l’esprit, ce sont les tournées européennes des ardents aînés rastas d’Inna de yard, cornaqués par l’impressionnant guitariste Earl « Chinna » Smith.

Si Jahsun le batteur de toujours, celui qui a porté Kalmunity sur les fonts baptismaux, n’est pas aussi légendaire (pour le moment) que le grand Chinna, une même exigence le guide. Celle de l’âme, d’un fluide miraculeux qui irradie du musicien, danseur, vocaliste ou poète vers le spectateur totalement impliqué.

Comme ils sont quelques dizaines sur scène, et que le spectacle s’y déroule sur toute sa superficie, imaginez ce que peut donner leur concept « live organic music », fort bien résumé ici, sur une assistance particulièrement réceptive ! On en connaît qui parlent avec des trémolos dans la voix (et les poils des bras hérissés) de leurs mardis et dimanches exaltés aux Bobards, au Résonance depuis octobre dernier, ou précédemment au Dièse Onze.

Alors, bien chers frères montréalais, vous qui avez entre autres huitièmes merveilles du monde (et sans aucun ordre de préséance, bien entendu) Monk.E, K6A, Kalmunity, les soirées ArtBeat, le piu piu style, Ghetto Erudit, les fous battles qui déchirent tout, Riff Tabaracci le premier, dernier et seul représentant du journalisme post-actuel, et de temps en temps Céline D, nous avons ouï-dire que vous voulez aussi un Kaaris ?!

Aaaah que c’est bon de connaître des chums aussi serviables ! Promis, on essaie de le localiser avant Booba, et on vous l’envoie tout de suite…

Advertisements

2 commentaires

  1. Super belle article de KVC, ce groupe represente bien Montreal. Beaucoup d’artiste ont trouve leur confiance en performant aux soirees impro. Merci encore de parler de nous.

    Karl Ricot.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s