Une soirée dans la vie d’End Of the Weak

Paris, centre Dunois, samedi soir.

Lancement de la saison 7 d’EOW France, 35 emcee’s à l’affiche, l’impeccable DJ Mat aux platines… On aimerait que la belle cohue du boulevard Vincent-Auriol soit au parfum, mais c’est indéniablement celui de la Nuit Blanche qui flotte dans l’air.

Grosse concurrence. Tant pis, on sera en petit comité.

Celui de l’accueil, à l’extérieur, est constitué en majorité des adversaires imminents, en train de faire connaissance. Bon esprit. Inscriptions bouclées. Les retardataires auront une session de rattrapage de leur « acte manqué ». Dans la salle encore déserte un concurrent, look improbable et concentration extrême, est lancé dans une sorte de shadow-boxing assez captivant.

L’endroit se remplit, aussi rapidement que le temps d’écopage d’un Canadair. Pour l’heure pas de feu à éteindre, mais ça ne saurait tarder. Au demeurant, la triplette Dandyguel-Mic Orni-Cheeko, si elle n’est pas de Belleville, n’en possède pas moins l’art de vous chauffer un public comme il convient.

Ce sera moins évident à l’entame du showcase d’Urshan Clan, avant l’inévitable étincelle qui embrase tout. Joli challenge, relevé en beauté par les représentants du 5.9 pas déstabilisés par un tout aussi inévitable petit chambrage estampillé Paname. Petit aperçu récent de leur savoir-faire :

 

On retrouve plus tard deux des membres du groupe en qualifs. L’un fera partie du quintette de « survivants », pas l’autre. Avis perso : dommage, on aurait voté Slimane…

Paradoxalement, on ne citera pas d’autre nom. D’abord parce qu’on ne les a pas tous retenus, et ensuite le symbole nous plaît bien. Dans la trentaine d’éliminés, on aura vu entre autres : un ambianceur venu avec son jeune crew chaud bouillant ; pas mal de flows acérés, contrariés par une gestuelle largement perfectible ; inversement, de véritables maestros du mic négligeant le texte ; un rasta mettant en mots son émotion d’avoir à  improviser devant une foule, et à aucun moment hors sujet.

Le grand nombre de rappeurs présents ne pouvait permettre l’habituel parcours en cinq étapes (qui reprendra son cours au fil des rounds ultérieurs). Du coup, interdit de se rater sur le seize ou sur l’impro soumis à l’appréciation du jury, dont Gyver Hypman, boss très occupé de !PushuP!productions. Un sacré défi, où personne n’a été ridicule.

Chapeau bas ! Même le galure de Mic Orni, champion d’Europe 2010, dont un son « aux petits oignons » clôturera avantageusement ce billet… son imbécile d’auteur a oublié qu’il avait dans la poche de quoi filmer !

Le manque d’habitude, que voulez-vous. Toute la faute, et tout le mérite, en reviennent aux participants sur scène.

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